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Le roi lion

Si le roi des animaux reste toute la journée posé sur son monarchique cul, ce n’est pas par fainéantises… mais parce que la vision du monde que lui donne sa position l’a rendu dépressif…

Noyade

Je me noierais bien entre tes cuisses. Suffocant… Les poumons remplis de ton jus. Cherchant mon souffle. Mourant de ton plaisir. Les mains attachées dans le dos par ton chanvre rêche. Mes genoux blessés à même le sol de glace. Le visage contre ta tête de chat, la langue douloureuse de l’avoir trop embrassée…

Le liquide

Le liquide chaud qui coule le long de tes cuisses blanches, mon amour, c’est moi qui l’ai provoqué en t’effleurant des mots, caresses assourdissantes, orgasme auditif.
Rien que des lettres glissées doucement au creux de ton oreille attentive. Formant les mots coulant du long de ton cou à la pointe de ton sein.
Agencé en groupe pour donner naissance aux phrases qui pénétrèrent l’endroit de ton corps qui ressemble à la tête d’un chat d’où le précieux jus se répand.

Silencieuse

Son petit secret, sa douce cachoterie, son unique perversion… Allongée  dans la pénombre de sa chambre, frôlant le corps chaud de cet homme tant aimé, endormi. Cette nuit encore elle allait trouver le chemin vers ces contrées tendres et humides qui irradiaient la zone  entre le bas de ses reins et sa tête de chat à la coupe d’Iroquois.
En silence elle espérait toujours qu’il l’a découvrait, la chemise de nuit remontée jusqu’au milieu du ventre, le corps cambré, le sexe et le cul offerts, les mains occupées… Une fois, il avait grogné quelques bruits dans son sommeil, probablement car elle s’était un peu trop laissé aller,  son excitation teintée de honte l’avait fait jouir tellement fort qu’elle avait hurlé dans l’oreiller…

Elle commença son périple par la petite partie creusée se trouvant à la base de son cou, délicatement elle passa sur le haut de sa poitrine, la pointe de son sein, la chute de celui-ci…ses jambes commencèrent, de manière plus ou moins contrôlée, à battre et à s’ébattre l’une contre l'autre, comprimant légèrement son sexe qui se gorgeait de sang pendant que le doux jus l’humidifiât. Sur ses lèvres entrouvertes et sèches, sa langue passa… Une de ses mains continua son parcours vers son Courbet, pendant que l’autre agrippa fermement son sein. Comme une chorégraphie produite par un fou ses jambes frottaient, comprimaient, puis relâchaient, leurs pressions. Enfin, après son ventre, encore ferme, ses doigts trouvèrent l’entrée de son sexe, lustré et battant à l’unisson avec son coeur. Ses doigts torturant doucement son sein offraient juste la balance de douleur qui permet à l’âme de défaillir. Elle se mit à fouiller ce sexe qu’elle connaissait à la perfection, frottant, pinçant, caressant, pénétrant, ou, quand et comment il fallait. Ses jambes comprimant sa main entre ses cuisses… D’un geste brusque, mais contrôlé, elle se pénétra puissamment pendant qu’elle saisit dans sa bouche son coussin. Elle se baisait, fort, violemment, puissamment, complètement. Arcboutée en silence elle mit son index humide dans son cul… Faisant de forts et longs va-et-vient elle sentait monter en elle le plaisir…
Mais comment faisait-il pour dormir… elle haïssait en ce moment son sommeil de plomb, sachant pertinemment que si il faisait mine de se réveiller elle s’arrêterait d’un coup, haletante, suante, à la limite de la rage, tellement la frustration la prendrait a la gorge.
Ses mains expertes continuaient à l’aimer, plus que personne ne l’avait prise jusque là…
Un spasme, puis deux, du jus sur ces doigts, l’oeil brillant elle se laissa rouler sur le côté les cuisses humides et les mains tremblantes.
Dans le clair de lune, elle vit son mari qui la regardait en souriant.
D’un geste il l'a saisi par les cheveux et attira son visage contre le sien, il l’embrassa vigoureusement. Elle se laissa faire et ne résista pas le moins du monde quand il lui poussa la bouche vers son sexe dressé. Elle le goba en une fois jusqu’à la garde a moitié étouffée, devant se retenir pour ne pas vomir. Il lui faisait faire des va-et-vient, de la salive s’échappant des deux côtés de sa bouche. Il se redressa et se mit sur les genoux afin qu’il puisse lui baiser la bouche.
De sa main libre, il la fessât, de petites claques entrecoupées de caresses au début puis de grandes et vigoureuses baffes. Elle sentait ses fesses chauffées, brulées et toujours ce sexe dans sa gueule qui la défonçait littéralement. Une fois son vit bien lustré il la retourna et l’enfila d’un coup sec pendant qu’il la tenait vigoureusement par sa belle tignasse brune.  Cambrée à se casser en deux, il la chevauchait tel un mercenaire venant chercher son dû.
Elle hurlait, de plaisir, de douleur, de joie, de peine. Il lui glissa son pouce à peine humide dans le cul en continuant à la besogner sans ménagement. Elle n’en pouvait plus, en voulait plus… encore, encore, encore. Il saisit un de ses tétons entre son pouce et l’index et se mit a le pincer, fort, très fort…même s’il le lui avait arraché, elle doutait que ce fût possible, elle n’en aurait jamais assez… Sa bite venant taper dans le fond de son utérus, son doigt massif s’agitant dans  son cul… elle hurlait! Le monde en dehors de cette pièce, de ce corps, de ces frottements, des ces fluides, n’existait plus.  
Sans aucune forme de patience il se retira, cracha dans sa main, lubrifia sa verge  et sans égard la glissa à la place encore occupée quelques instants auparavant par son pouce. Il l’a baisait, sans ménagement, sans douceur, sans pudeur, comme elle en avait toujours rêvée sans jamais oser le demander. Il éjaculât sur sa croupe, le liquide chaud et visqueux qui lui coulait sur le dos, entre les fesses la fit jouir. Elle cria! Sans un mot, il se couchât, l’attira vers lui, la serra dans ses bras et déposa un doux baiser à la base de sa nuque. Ils laissèrent son intimité souillée, les orifices meurtris par la violence de l’assaut. Échoués, les deux amants glissèrent ensemble dans la nuit.  

G. Act 2 scène 1 et 2, Buée, Cuticule et Transpiration, 10h30 - 12h30

Une lumière blanche et sourde explose en un million de reflets sur les carreaux immaculés de cette pièce sans fenêtre.

Face à un grand miroir bordé d'ampoule, je m'observe.

32 ans, je fais moins, 165 cm sans talon, 177 avec, Cheveux bruns, une teinture deux fois par mois, Yeux bleu, virant au vert en fonction du temps, Bouche charnue, sans injection aucune, Menton carré et rond à la fois, une forme à la con, Cou de danseuse, mon rêve d'enfant, vite abandonné, Épaules menues,

De petits sein, deux, les miens,

Un ventre plat, ne servant à rien,

Une taille fine,  un cul de mec,  des cuisses, trop grosses,  des genoux calleux,  de cheville fine,  de petits pieds.

Pas un canon, pas un boudin… Moi… à poil.

Il est fou comme en dix ans, ce qui n'était qu'une corvée, consistants à un peu d'eau sur le visage et une pince dans les cheveux prend aujourd'hui l'apparence d'un chantier pharaonien.

L'âge, la vie, la mienne… que j'aime.

J'ai une sale gueule, je suis à la bourre, rdv dans 40 min, pas le temps d'appeler Bakenkhonsou * http://fr.wikipedia.org/wiki/Bakenkhonsou.

10h19.. L'eau chaude sur mon corps me fait un bien fou, trop de champagne, trop de clopes, trop…

10h32, j'empoigne mon sac que je laisse toujours dans la salle de bain afin de pouvoir me tirer avant leur réveille.

De toute façon nous n'avons rien à nous dire, en dehors de quelque banalité qu'échangerait prestataire et client après une transaction.

Slip, sous-tif dépareillé, tee-shirt, jean, chaussettes, baskets, pull mes fringues de la veille sont rangées dans mon grand sac à main, fin des ablutions.

Il dort toujours, tant mieux, la porte de la chambre, le couloir, l'ascenseur, la rue, il fait froid.

La buée qui s'échappe de ma bouche me rappelle mes hivers d'enfant, boule, bonhomme, igloo, chocolat chaud, douce nostalgie.

10h55 Rue du Rhône j'entre dans le Centre de remise en forme, comme ils l'appellent, je suis attendu, au programme mes mains, mon cul…

Manucure: ensemble des soins esthétiques donnés aux mains et aux ongles.

Elle est plus petite que moi, doit avoir mon âge et me sourit de son visage lunaire.

C'est la première fois qu'elle s'occupe de mes mains, une pointe d'angoisse, bien que je n'ai jamais eu aucun problème ici.

M'entrainant à sa table de travail, Joune me propose un café que j'accepte, n'ayant encore rien ingéré depuis mon réveil.

Fascinée comme à chaque fois par leurs gestes précis et professionnel mes ongles petit à petit reprennent leur forme initiale pour de nouveau se parer.

11h45 elle a fini, en avance, c'est au tour de mon PT, Marc, de prendre le relais… Personnal Trainer, ou blaireaux en sur-vet, comme j'aime à l'appeler lorsqu'il me fait souffrir en me haranguant d'invective débile.

Il n’est pas méchant au contraire, plutôt beau gosse d'ailleurs, c'est quand même fou, dans chaque salle de sport, chaque PT ait les mêmes phrases, le même humour, les mêmes références.

Ils les castes ou leur formation gomme toute originalité ?

Aujourd'hui c'est :

Squat: 5 maximums de répétition entrecoupés de 30 sec de récupération.

Fentes avant alternée gauche droite, 5 x max de reps. 30 sec de récupération.

Pompes, 4 x maximums de répétition. 45sec de récupération.

Gainage de face (statique), 4 x temps maximums. 30sec de récupération.

Chaise 20 secondes en statique + 5 sauts groupés. 45 sec de récupération.

Pompes, 1 répétition + 5sec récupération + 2 répétitions + 5sec récupération + 3 répétitions… jusqu'à que je ne sente plus mes bras.

Abdos classiques, 4 x max de reps. 30sec de récup.

12h30, je suis morte physiquement et de faim, deuxième douche de la journée, une salade au bar de la salle, la rue, direction chez G….

La chose (part II)

Elle voulut s’avancer à sa rencontre quand d’un geste, il l’a stoppa dans son élan. Elle comprit immédiatement que c’était la dernière fois qu’elle prendrait une initiative.
La toisant d’un regard puissant, de haut en bas, méticuleusement, consciencieusement, inscrivant dans sa rétine, l’homme la scrutait, nul centimètre carré n’était oublié.
Au milieu des convives dont elles ne savaient rien, elle était complètement nue dans les yeux de cet homme dont elle ignorait jusqu’au prénom.

Elle ne le saurait d’ailleurs jamais, sous peu elle l’appellerait Monsieur.

Il secoua la tête d’un air de dégout et…

Et…

Rien!
Putain, rien!
Elle enrageait…

N’était-elle pas assez belle pour lui ?

Sa robe noire, coupée à la perfection.
Ses bas enserrant ses jambes galbées.
Ses seins petits, mais fermes, ne nécessitant aucun soutien, qui dardait sous l’étoffe.
Ces cheveux blonds impeccablement coiffés.
Ses ongles manucurés.
Elle était, là, comme une conne, sur des talons hauts, interminables, rouge vif… Abandonnée!
Sa rage, se mua en une profonde tristesse tintée de culpabilité, qu'avait-elle fait pour mériter qu’il l’ignorât de la sorte.

Il ne la regardait plus, occupé qu’il était à refroidir le liquide ambre (un Port Ellen, O.B. 2nd Release de 1978 apprendrait-elle plus tard) dans lequel tournait une pierre à whisky.

Sans but elle erra quelque temps, passant de pièce en pièce, regardant ici et là des couples se formant, des amis riants…
Des sourires, des rires, des oeillades, mains qui ce touchent, ce découvert, mots à peine articulés, corps qui tanguent, qui s’agrippent, ce rejettent.
Amour naissant, relation mourante…
Un samedi soir sur la terre comme disait la chanson.
Pour ces corps rien ne se jouait d’autre que la vie, elle en revanche n’en pouvait plus.
L’ennui, l’abandon, la solitude…

Elle tenta bien de lier connaissance, ils l’évitaient…

Repassant dans la salle au fauteuil elle vit qu'il n’avait pas bougé d’un millimètre…

Vers minuit, épuisée de l’absence de toute interaction, elle décida de rentrer.

Elle se dirigeait vers sa voiture quand elle sentit une main ferme dans son dos qui l’a poussait et l’a plaquait vigoureusement conte la portière d’une Audi noire.
Des doigts remontaient le long de ses cuisses, retroussaient sa robe, arrachaient son string Chantal Thomas en dentelle et s’enfonçaient dans son sexe.

Celui-ci s’ouvrit instantanément…
Ils la besognait puissamment.
Entre terreur, plaisir, excitation et sentiment d’abandon, elle ne pouvait voir à qui étaient ces mains, ce corps, cette chaleur, mais elle sentit…

Elle le sentit, sa douce odeur, la sienne, elle s’abandonna…

Quelques secondes passèrent, l’étreinte se relâcha, une bouche approcha de son oreille:
Ne porte plus jamais de sous-vêtement lors de nos rendez-vous, lui chuchota-t-il.

Il déposa une carte devant elle, sur le toit de la voiture, et parti…
La laissant le cul a l’air, le sexe ouvert, trempé et gourmand, elle redescendit sa robe sur ses bas, qui n’avait pas résisté à l’assaut.
Elle saisit la carte et claudiquant réussit a entrer dans sa voiture.
Une fois assise elle fit glisser le morceau de coton noir afin d’avoir les fesses au contact du cuir des sièges et fini ce que les doigts de l’homme avaient commencé. Elle jouit longuement, profondément, intensément…
Ses esprits repris, elle regarda la carte.
Une date, une heure, un lieu… une remarque: votre éducation a commencé. 

Vous

4 lettres, un son, telle était la clef.
Vous!

Elle aimait le vous comme d’autre aime le tu.
Elle aimait être une dame comme d’autres aiment être une chatte.
Comme si c’était antinomique.
Quel manque d’imagination…

Madame, vous serez ma chatte, pas une de celle qui se promène libre sur les toit de paris, non, non, non…Vous aurez le loisir d’être un petit minou sanglé, obéissant et tendrement délaissé… Vous serez, respectablement humiliée, élégamment bafouée, distinctement défoncée.

Attachée, bâillonnée, Fessée … certes, mais toujours avec la distance qu’il faut.
Tout étant toujours une question de proximité.
Trop familier et le charme se romp, trop distant, et il n’opère plus.

4 lettres, un son… 

G. Chap 1 Le  lit et la couverture acte 1 scène 1

Il y a des matins où le passage du songe à la lumière se fait en douceur, ce matin là ce n’est pas arrivé. Je dormais profondément et un millième de seconde après je suis réveillée, ma bouche est un vieux cendrier dans lequel j’aurais versé trop de champagne, dans ce lit qui n’est pas le mien cette chambre qui n’est pas la mienne.

Une pièce avec cette beauté parfaite que seules peuvent avoir les chambres des grands hôtels. Un lieu d’une telle propreté… Je pourrais me faire un thé vert dans la cuvette des chiottes, sans prendre d’autres risques que de le boire froid. Un endroit où malgré les 20’000 personnes qui ont baisé dans ce lit  il n’en reste rien, pas une tache,  pas une odeur, pas un sentiment. (Je ne peux m’empêcher de sourire à l’idée du nombre de culs qui ont pété dans ce lit à 5k la nuit.)Un rêve de papier glacé, enfant bâtard de Marie Claire Idées et Mme Figaro.

Hygiénique… Propre… Immaculée…

Je n’avais pas remarqué les moulures du plafond cette nuit.

Un rayon de lumière blafarde entre deux lattes des persiennes m’indique que cette journée a déjà commencé depuis quelques heures. Pas trop sinon mon réveil m’aurait rappelé a l’ordre. Bras tendus, table de nuit, iPhone…

Je désactive l’alarme pour ne pas le déranger.

10 h, mardi, décembre, programme de la journée.

11 h rdv manucure — la pédicure a été faite cette nuit — je glousse.

12 h sport.

13 h. G.

18 h. Jean, Beaux-Rivage, robe noire (Uniforme standard).

Je me redresse sur un coude, la tête lourde.

Une masse informe dort paisiblement aux pieds du lit,  sur une vieille couverture élimée.

Notre première fois, il y en a toujours une… Je me souviens:

Son appel, sa voix douce, notre rencontre dans ce restaurant, ses manières élégantes, son sourire, ses mots. La chambre, au pied du lit une vasque, de l’eau chaude, des produits sur la table, son regard mi-complice, mi-honteux. Trois ans que je le vois toutes les deux semaines et que sa couverture fait partie de nos soirées, de sa soirée. Assise sur le bord du lit, les pieds dans l’eau chaude, ses mains me caressant, me massant. Le coton imbibé d’acétone sur mes orteils afin de supprimer mon vernis, ses mains expertes m’enlevant les cuticules, frottant mes peaux mortes, le sérieux de ses gestes, les chatouilles… La folie dans son regard, la peur, la mienne. Que ce passerait-il si je me mettais à rire, je briserais son rituel, la peur, les coups, toujours ?

Rien, ni mon rire, ni ma crainte ne sont apparus.

Ses doigts experts me passant du vernis, un éventail pour le faire sécher… Son sexe sur mes pieds, lui se masturbant, son sperme entre mes orteils…

Sa satisfaction! Ma douche.

A mon retour dans la chambre il dort, profondément, il est en boule complètement nu sur une vieille couverture élimée à carreaux rouges. Elle pue… Un peu.

Trois ans que je ne suis plus allée chez le pédicure… Je souris.

Il est 10 h 15, je me lève, me dirige vers la salle de bain sans bruit, ferme la porte et allume…

Les inconnus (le jardin)

Elle se promenait dans le jardin du pensionnat ou elle enseignait les langues vivantes, lorsque en se baissant pour observer un papillon au reflet argenté. Elle vit à la lisière du petit bois qui entourait la magnifique demeure victorienne, un jeune homme qui l'observait tapi dans les fourrés. Il devait la contempler depuis un petit moment à voir son embarras et le sourire bête qu'ont bien souvent les garçons qui regardent une jolie jeune femme.
Jolie elle l'était et le savait. Ni trop grande, ni trop petite son corps avait été façonné par de longues années d'activité sportive, souple et ferme, elle avait toujours eu une pointe de fierté à être aussi bien proportionnée. Qu'en à lui, Il était grand, carré sans être trop musculeux et sa chevelure couleur d'or ondulait doucement sous l'effet de la brise des premiers jours du printemps.
Faisant comme si de rien n'était, elle dégrafa la longue jupe qui constituait avec la petite blouse blanche son uniforme réglementaire et la posa délicatement par terre afin de s'en servir comme d'une couverture. Elle s'allongea dessus dans tout sa grâce et une fois assise fit sauté un à un le petit bouton de nacre de son chemisier. Ces simples sous-vêtements en coton blanc brillaient sous la lumière de l'astre et la peau de ses cuisses n'ayant pas encore vu le soleil cette année s'accordait à merveille avec ceux-ci.
Les jambes légèrement écartées face à l'inconnu, la tête à même l'herbe verte, elle passa délicatement les mains sur son corps qui se réchauffait. Du coin de l'oeil elle ne perdait pas son voyeur des yeux, qui sous l'effet du spectacle devenaient de plus en plus rouges. Essuyant nerveusement ses mains sur son pantalon. Il ne l'a quittait plus du regard, les yeux fous de désir.
D'un geste, bref et sûr, elle s'assit et saisit le livre qui l'accompagnait partout et l'ouvrit. Sur la vielle couverture en carton rouge dans une typographie ancienne son titre: “Galanteries du XVIII Siècle, vers, proses, images”. Elle parcourut quelques pages balançant ses jambes arquées de gauche à droite dans un mouvement de balancier hypnotisant.
Dans un mouvement qui n’avait rien à envier aux félins, elle se retourna  ses fesses blanches et rebondies offertes à l'étranger, elle posa son livre. Du bout des doigts elle défit l'attache de son soutien-gorge, le laissant choir à côté d'elle. Reprenant son ouvrage elle resta un petit moment son ventre contre le sol, jouant avec ses jambes en l'air. L'homme se croyant à l'abri de la futaie se mit à frotter son sexe à travers la maille de son pantalon, en lin, de plus en plus vite.
Au moment où n'y tenant plus il allait traverser le pré les séparant; elle qui n'avait pas quitté d'un oeil discret son admirateur muet. Doucement, très doucement elle se s’assit bien face à lui et d'un regard complice, mais ferme l'invitait à ne pas bouger et à ne pas perdre une miette du spectacle qu'elle allait lui donner. Elle fit glissé sa culotte sur ses chevilles et délicatement se mis elle aussi à se caresser en le regardant droit dans les yeux. Les deux amants inconnus restèrent là, face à face, se mangeant des yeux mutuellement pendant que leurs mains remplaçaient le corps de l'autre sur leur peau brulante.
Ils vinrent en même temps. Elle éclaboussant de quelques goutes sa jupe et lui ensemençant la mousse qui était à ses pieds. Ils se sourirent. Elle se rhabilla, attrapa son livre et d'un clin d'oeil entendu, elle et lui, prirent rendez-vous pour un autre jour ensoleiller…




Lien

Elles ne le savent pas, mais de toutes celles qu’il a nouée je suis sa préférée. Quand il m’a choisi je n’était que masse inerte et rêche. Il m’a mesurée, formée, huilée, épilée et enfin utilisée. La première qu’il m’a autorisé à toucher était Cloé puis il y a eu Sophie, Margot et tant d’autre sont passées seule moi suis restée. Je les ai soulevée ou maintenu au sol. Je suis son lien, sa corde… 

Le vase

As-tu vu sur la table, le vase vide ?  Jadis, il contentait la fleur de notre amour.

Te souviens-tu comme à nos débuts nous nous en occupions. Chaque jour, nous prenions le temps de l’arroser, de la soigner, de la caresser. D’un petit bouton minuscule grâce à nos efforts, nous créâmes une fleur magnifique que beaucoup nous enviaient. Ce n'était pas une fleur compliquée, pas de celle dont on se sert pour les banquets. C'était une petite fleur des champs, une petite fleur de rien… mais c'était la nôtre.

Un jour, je ne me souviens plus duquel, nous fumes sûr qu'elle se trouvait là et bêtement nous cessâmes de la regarder, de nous en soucier, par notre absence, elle dépérit.

Sa tête commença à plier sous le poids des habitudes.

Ses pétales se mirent à tomber, ne recevant plus la chaleur de nos regards.

Ses feuilles, qu'elle avait si nombreuses, à l'époque de nos jours heureux, se mirent à choir.

Trop occuper par notre quotidien nous n’avons pas remarqué, sûr de ce que nous avions acquis, que nous allions la perdre. Enfin, quand il ne restât plus qu'un petit tas de poussière de ses atours. Il suffit d'une petite brise pour que tous nos rêves communs avec ses restes s’envolèrent…

Les inconnus (le vieil homme)

Le vieil homme assis, devant l'âtre rougi par les braises, se souvenait… Un souvenir indissoluble dans l'espace et le temps, de ceux qui ne disparaissent pas avec leurs porteurs. Il y a bien longtemps, au temps du monde séparé en deux, les rouges et les bleus. Un moment du globe ou la guerre sans chaleur était de tout les esprits. Les journaux parlaient d'une menace effroyable, là-bas, dans une ile lointaine, le feu de l'atome. Tels des cigares de contrebande des navires apportaient la mort de l'homme dans un des derniers paradis sur terre.
Lui qui aujourd'hui n'était plus que l'ombre du jeune homme en pleine santé qu'il avait été. Lui qui en ce temps-là avait à peine 20 ans. Il était né au détour de la guerre, dans les ruines d'une ville comme tant d'autres. L'année de ses16 ans il s'était fait marin. Tradition familiale, sans aucune possibilité de fuir. Dieu qu'il avait aimé cette mère faite d'eau et d'embrun, peut-être plus que la sienne. 4 ans déjà qu'il passait d'un bateau à l'autre de pacha en pacha, d'amis en rencontre.
Il faisait escale dans une autre île, faite de volcan, de palmier et de sable plus doux que le petit duvet que l'on trouve sous les plumes des grands oiseaux blancs du bout du monde. Assis dans le sable, les pieds presque dans l'eau, non loin de la  petite baraque en planche vermoulues et colorées qui servait de cantine aux pêcheurs du coin et aux touristes de fortune qui s'échouaient dans ce coin un peu perdus. Il sirotait un énième rhum arrangé sans autre préoccupation que l'heure de retour à bord. Plus loin sur la plage un groupe de jeunes hommes jouaient un rythme envoutant sur des instruments qu'il ne connaissait pas.
Les yeux plongés dans le vide annoncé de son verre, ses idées vagabondant sans but comme un bateau dérivant sous l'effet d'une douce houle. Il commençait à sentir une ondulante torpeur, mélange de la boisson douce et de mélopée enivrante. Détachant de son regard le liquide couleur miel, il vit marchant dans l'écume, une silhouette approchant à contre-jour. Cette forme sans contour, sans sexe, suscita en une fraction de seconde une intense tension. Plus elle se rapprochait, plus il sentait une chaleur bien connue dans son bas ventre…Petit à petit cette forme sans visage se matérialisait en surimpression du bleu profond de l'océan. Le contour d'un corps, fort et vigoureux, se détachant de plus en plus précisément, dans quelques instants il pourrait mettre un genre sur cette forme… Une femme, un homme, il ne savait pas.
Plus le corps sans visage se découvrait, davantage la pression qui régnait dans sa verge et ses couilles se faisaient sentir. Celle-ci lui procurait un mélange de douceur et de douleur, sur le point d'éclaté tout son corps tentait de compenser l'extrême agitation qui figeait chacun de ses muscles.
Seins rebondis, hanches généreuses ,jambes fuselées, peau tannée par le soleil, cheveux corbeaux… une femme, c'était une femme pas que les amours entre garçons le dérangeaient, bien au contraire durant les dernières années il lui était régulièrement arrivé d'échanger de la tendresse avec des collègues de bord. Homme, femme quelle différence, à la fin seule la douceur, le plaisir et l'odeur de la peau restait. Elle s'approchât, sans un regard, de la cahute et commanda un verre de punch glacé. Les goutes de condensation se formait à peine quant elle le saisit et l'approchât de sa bouche appétissante comme un fruit mur et sucré. Par petites lampées elle se délectât du breuvage doux et alcoolisé, puis d'un geste sûr et contenu elle reposa le verre à moitié vide sur la planche rugueuse.
La regardant en coin, il ne pouvait détacher son regard de ce corps, qui en quelques minutes à peine avait pris la totalité de ses pensées et de ses facultés physiques. Son membre lui faisait un mal de chien et il avait besoin de toutes ses capacités afin de ne pas trembler de la tête au pied. Il se mit à frotter discrètement son sexe à travers la toile de son pantalon. Il savait pertinemment que son comportement ne pouvait qu'être découvert, qu'il agissait comme un pervers… de plus en plus vite sa main, sous la table, astiquait son manche.
Elle ne le regardait pas, elle ne le voyait pas, aux yeux de cette apparition il n'existait pas… elle se retourna embrassant de ses grands yeux l'ensemble du paysage, fini son verre, sortit un billet tout froissé du pli de son paréo et continuât sa route…
La regardant partir il devint fou, se caressant de plus belle il allait lui courir après, lui arraché ses vêtements, lui faire sauvagement l'amour en plein après midi à même le sable, sous les regards choqués des quelques voyeurs qui se mettrais en rond autour d'eux.  Les musiciens joueraient des rythmes plus forts et plus brutaux afin de donner les impulsions à ses reins. Elle partait… Elle partait… elle partait…
Il vint dans son pantalon, humide, honteux, le tissu lui collant à la cuisse.
Jamais il ne la reverrait. Jamais il ne l'oublierait. Jamais il ne connaîtrait son nom, sa chaleur, la texture de sa peau, le goût de ses baiser. Pourtant, se soir au crépuscule de sa vie, alors qu'il avait aimé d'autre corps, qu'il en avait même épousé un, fait des enfants et eu une vie bien remplie, la simple pensée de ce moment,  incendiait ce qui restait de son corps…

Les inconnues: l'ascenseur

Il l'a fixa dans les yeux et très délicatement glissa sa main entre ses cuisses musclées. Elle émit un petit cri quand son pouce toucha son sexe à travers l'étoffe blanche de sa petite culotte. Il se mit à faire des va-et-vient doux contre la toison qui recouvrait son intimité pendant que la tranche de sa main frottait vigoureusement son trou. Humidifiant son entrejambe il ne la quittait pas du regard violant chaque parcelle de son âme de ses yeux couleur d'acier froid. Tentant de l'agripper il se dégagea et agita avec plus de vigueur sa main. Elle jouit ainsi, debout contre cette porte, tout ce qu'elle saurait de lui c'est l'étage a laquelle il est sortit la laissant haletante et mouillée… Aujourd’hui encore elle se demande pourquoi elle ne s’est pas débattue… le rose aux joues!

La boucle

Elle tenait la boucle de sa ceinture dans sa main droite et laissait pendre mollement l’autre morceau contre sa cuisse nue. Cela faisait un drôle de parallèle avec le sexe dressé au gland violacé qui dardait proche des mains nouées.

Quand elle frappa la première fois avec la lanière de cuir la peau fragile de son dos, elle en gémit de plaisir…

Ce n’était pas la première fois qu’ils jouaient à ce genre de jeu, souvent elle l’avait fait pour le contenter, aimant l’éclat qu’elle trouvait dans ses yeux.

Ce soir, tout avait changé… c’était elle qui le regardait du haut de ses talons, et lui qui dans la position du repentant priait pour qu’elle ne s’arrête pas…  

Marquage nocture

Quand le sperme chaud éclaboussa sont torse musclé dégageant une odeur suave. Cela faisait dix minutes qu'il se touchait sans bruit dans la pénombre de leur chambre à coucher. Allongé sur le lit à côté de cette femme tant aimée.

Il humectât le bout de son index et senti la viscosité de son sirop sur la pulpe tendre de son doigt.

Doucement, tendrement, il glissa sa main sous la couette, toucha l’entrée de son anus afin d’y déposer un peu du suc qui maculait son extrémité.

Elle ne broncha pas, dormant à plat ventre de ce sommeil que seuls ceux qui n'ont rien à se reprocher peuvent trouver.

Une nouvelle fois, sans que jamais elle ne le sache, il l'avait à nouveau marquée de son jus scellant de cet acte bestial son attachement…