La fin

Il regardait ses congénères avec mépris, dégoût. Pas qu'il se jugeât plus honorable, plus aimable, moins gerbant. Il était lui aussi, la pute Humanité, à genou devant la verge du paraître, buvant jusqu'à la dernière goute le foutre gluant des espoirs déçus, de cette reconnaissance tant espérée et pourtant jamais arrivée. Il avait, comme beaucoup d’autres, joué, essayé, tenté d’être. Il s’était comme encoublé au tapis de sa propre nullité.
Une fois que le chemin de ses réflexions l'eut conduit dans cette impasse ; il ne serait jamais rien d’autre que lui-même; il reprit conscience du poids contre sa jambe. Son cul assis dans un slip sale sur le bord d’un matelas dégueulasse qui lui servait de paillasse, tenant d’une main son gros flingue gras et luisant comme une bite hypertrophiée que l’on aurait retiré à l’instant d’un orifice humide.

Un vit énorme comme seuls les acteurs de films de cul peuvent se payer…

Il se le mit dans la bouche et pressa la détente.

Au moment où les morceaux de son cerveau vinrent tacher les murs délabrés de sa chambre, la dernière pensée qui souilla les photos de femmes écartant leurs jambes montrant dans un mouvement provocateur leur fleur exotique fut:

Putain je bande, enfin. Merde!